Pourquoi le processus Order to Cash est cassé dans les PME

Le processus Order to Cash reste fragile dans de nombreuses PME. Découvrez les causes réelles, les points de rupture et comment le fiabiliser durablement.

Pourquoi le processus Order to Cash est encore cassé dans la majorité des PME ?

Le processus Order to Cash est censé être le cœur battant de la performance d’une entreprise B2B.

En théorie, tout est fluide :
une commande arrive, elle est traitée, livrée, facturée, puis encaissée.

En pratique, pour beaucoup de PME, le constat est tout autre :
retards, erreurs, tensions internes, clients mécontents… et du cash qui arrive trop tard.

Alors pourquoi le Order to Cash est-il encore aussi fragile dans la majorité des entreprises ?

Le Order to Cash paraît simple… sur le papier

Le cycle Order to Cash comprend généralement les étapes suivantes :

  • Réception de la commande client
  • Validation ADV et commerciale
  • Intégration dans l’ERP
  • Préparation et livraison
  • Facturation
  • Encaissement

Sur le papier, rien de complexe.

Mais dès que le volume augmente, que les formats se multiplient ou que les équipes sont sous tension, le processus commence à se fissurer.

Le vrai problème : un Order to Cash trop dépendant de l’humain

Dans de nombreuses PME, le Order to Cash repose encore massivement sur :

  • des commandes reçues par email, PDF ou Excel
  • une saisie manuelle dans l’ERP
  • des contrôles humains successifs
  • une forte dépendance à quelques personnes clés

Ce fonctionnement crée plusieurs fragilités structurelles :

  • chaque absence ralentit le flux
  • chaque pic d’activité augmente le risque d’erreur
  • chaque correction en aval coûte du temps et de l’argent

👉 Ce n’est pas un problème de compétences.
👉 C’est un problème de processus.

Les 5 points de rupture classiques du Order to Cash en PME

1. La réception des commandes est chaotique

Les commandes arrivent par plusieurs canaux :
email, PDF, portail client, Excel, parfois même par téléphone.

Résultat :

  • aucune standardisation
  • des priorités mal identifiées
  • une perte de visibilité dès la première étape

Un Order to Cash mal engagé commence toujours ici.

2. La saisie manuelle crée des erreurs en cascade

Une ligne mal saisie, une référence incorrecte, une quantité erronée…

Ces erreurs paraissent minimes, mais elles entraînent :

  • des blocages logistiques
  • des litiges clients
  • des avoirs
  • des retards de facturation

👉 Une erreur à la commande se paie toujours plus tard.

3. La validation devient un goulot d’étranglement

Quand les équipes doivent vérifier, corriger, revalider manuellement :

  • le processus ralentit
  • la pression monte
  • la qualité baisse

Le Order to Cash devient dépendant du rythme humain, pas du besoin client.

4. La facturation est décalée

Une commande mal intégrée entraîne souvent :

  • une livraison retardée
  • une facture envoyée trop tard
  • un décalage de trésorerie

Le DSO augmente, non pas à cause des clients, mais à cause du processus.

5. Le cash arrive trop tard

Au final, toutes ces frictions ont un impact direct sur :

  • le cash-flow
  • la visibilité financière
  • la capacité à investir ou recruter

Le problème n’est pas à la fin du cycle.
Il est au début.

Points d'améliorations d'un processus Order to Cash

Pourquoi ajouter des outils ne suffit pas

Face à ces problèmes, beaucoup d’entreprises empilent les solutions :

  • un outil pour la facturation
  • un autre pour le CRM
  • des exports Excel
  • des scripts maison

Résultat :

  • plus de silos
  • plus de complexité
  • plus de dépendance humaine

👉 Le Order to Cash ne se répare pas en ajoutant des briques.
👉 Il se répare en fluidifiant les points de friction clés.

Le Order to Cash ne se répare pas à la fin, mais au début

C’est l’erreur la plus fréquente.

Les entreprises cherchent à accélérer :

  • la facturation
  • l’encaissement
  • les relances

Mais si la commande est mal traitée, tout le reste est mécaniquement dégradé.

C’est précisément pour cela que de plus en plus d’entreprises introduisent l’IA dès la réception et la saisie des commandes.

👉 Nous expliquons en détail cette approche dans cet article :
Comment l’IA transforme le processus Order to Cash sans tout changer

Diagnostiquer son Order to Cash en 10 questions simples

Pour savoir si votre Order to Cash est réellement maîtrisé, posez-vous ces questions :

  1. Combien de formats de commandes traitez-vous aujourd’hui ?
  2. Combien de temps moyen entre réception et intégration ERP ?
  3. Combien d’erreurs de saisie par mois ?
  4. Combien de commandes nécessitent une correction manuelle ?
  5. Combien de jours entre commande et facture ?
  6. Combien de litiges liés à des erreurs de commandes ?
  7. Combien de personnes indispensables au processus ?
  8. Que se passe-t-il en période de rush ?
  9. Quelle part du temps ADV est consacrée à la saisie ?
  10. Avez-vous une vision claire et en temps réel du flux ?

Si plusieurs réponses sont floues, le Order to Cash est probablement perfectible.

Conclusion : réparer avant d’accélérer

Un Order to Cash inefficace n’est pas une fatalité.
Mais il ne se corrige pas en bout de chaîne.

Les entreprises qui améliorent durablement leur performance sont celles qui :

  • sécurisent la commande dès l’entrée
  • réduisent la dépendance à la saisie manuelle
  • fiabilisent le flux avant d’accélérer

Le Order to Cash ne devient fluide que lorsqu’il est pensé comme un processus continu, pas comme une succession de tâches isolées.

Et tout commence, presque toujours, par la commande.

Pour voir concrètement comment certaines entreprises fiabilisent cette première étape sans changer d’ERP, il est possible de tester OrderScan en ligne

Ou d’en savoir plus sur l’approche globale d’Order1 👉 découvrir l'IA pensée pour l'Order-to-Cash